dimanche 15 décembre 2013

Série de dessins humoristiques d'Eric Appéré

Commençons bien la semaine avec JEAN-YVES LAFESSE




Jean-Yves Lafesse, né le 13 mars 1957 à Pontivy en Bretagne, de son vrai nom Jean-Yves Lambert, est un humoriste français. Il est connu pour ses canulars téléphoniques, ainsi que ses gags auprès des passants dans la rue. Il est le père de l'actrice Jeanne Lambert.










dimanche 8 décembre 2013

Humour d'école


- Qu'est-ce que les enfants usent le plus à l'école ? 
- Les professeurs !

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Commençons bien la semaine avec Pierre Desproges

Description de cette image, également commentée ci-après

Pierre Desproges, né le 9 mai 1939 à Pantin et mort le18 avril 1988 à Paris, est un humoriste français réputé pour sonhumour noir, son anticonformisme et son sens de l'absurde.

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CITATIONS

Entre une mauvaise cuisinière et une empoisonneuse, il n’y a qu’une différence d’intention.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil

J’ai envie de suggérer l’hypothèse selon laquelle la faible participation des femmes sur la scène politique serait le simple mépris qu’elles en ont.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil

Je me suis fait auprès de ma femme une solide réputation de monogame.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil

Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j’aime ma chienne.

Textes de scène / Éditions du Seuil

ERRATUM
Dans le petit livre rouge des ultra-féministes américaines : « Le sixième jour, Dieu créa Adam. Puis il corrigea son erreur. »

Le Petit Reporter / Éditions du Seuil

Est-il Dieu possible, en pleine mouvance des droits de la femme, que des bougresses se plient encore aux ordres fascisants d’une espèce de Ubu prostatique de la mode, qui au lieu de crever de honte dans son anachronisme, continue de leur imposer le carcan chiffonneux de ses fantasmes étriqués, et cela, jusqu’au fin fond populaire de nos plus mornes Prisunic ?
Je t’en prie, ma femme, ma sœur, mon amour, mets ton jean, ou reste nue, mais ne marche pas dans la mode, ça porte malheur.

Textes de scène / Éditions du Seuil

Giacomo Bonanomi est allé se constituer prisonnier, à l’aube, au commissariat de Bergame. Il a avoué piteusement qu’il venait de tuer sa femme « parce qu’elle prenait toutes les couvertures ».

Le Petit Reporter / Éditions du Seuil

Il y a une chose dont je suis certain c’est qu’il y a autant de misogynes femmes qu’hommes. Les femmes qui servent debout la soupe aux mecs assis ça existe encore et c’est souvent la volonté des femmes… Ce n’est pas un truc de mec la misogynie.

Le Petit reporter / Éditions du Seuil

Les canards mâles ont au derrière le plumage vif et chatoyant que les mousquetaires ont au chapeau pour affirmer leur virilité. Les canes ont le plumeau gris terne que les concierges ont dans l’escalier pour souligner leur féminité.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil

Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre.

La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute/ Éditions du Seuil

 Éditions du Seuil

Les femmes n’ont jamais eu envie de porter un fusil, pour moi c’est quand même un signe d’élégance morale.

La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute / Éditions du Seuil

On se demande si c’est vraiment un grand pas vers le féminisme : le MLF du collège « William and Mary », en Virginie, ont décidé de le rebaptiser « Mary and William ».

Le Petit reporter / Éditions du Seuil

Rien que pour embêter le MLF qui ne sait comment réagir, on vient d’ouvrir à Dallas une école de tricot strictement interdite aux femmes.

Le Petit reporter / Éditions du Seuil

Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette.

Textes de scène / Éditions du Seuil

La culture, c’est comme l’amour. Il faut y aller par petits coups au début pour bien en jouir plus tard.

Réquisitoire contre André Balland / Éditions du Seuil, Tôt ou Tard

A Begwalewe, près de Serule au Botswana, Galetwaselwe Mossi a volé une vache à Sir Seretse Khama. On vous fait grâce du nom de la vache.

Le petit Reporter / Éditions du Seuil

Charmante tradition française : quand un cheval se casse une patte (pardon, une jambe), on lui tire aussitôt une balle dans la tête en essuyant une larme furtive : « la pauvre bête n’aurait plus pu rapporter de pognon. »
J’espère que je ne serai pas armé le jour où un propriétaire de chevaux de course se cassera une patte à côté de moi aux sports d’hiver. Je serais capable de tout, pour l’empêcher de souffrir plus longtemps.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil  

Comment ne pas louer la sobriété de la camelle qui peut tenir soixante jours sans fumer le cameau, ou l’admirable pudeur de l’anaconda qui peut se masturber sans bouger les genoux. Non seulement parce qu’il n’a pas de genou, mais parce qu’il lui reste de l’époque où il était quadrupède, deux embryons de papattes enfermés sous la peau à la hauteur des génitoires, ce qui lui permet donc de se chatouiller à l’intérieur à l’abri des gelées matinales.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil

Contrairement à Villon qui stagnait dans le ruisseau j’ai la chance d’habiter en plein Paris une maison qui donne sur un petit jardin. Quelle joie chaque matin d’ouvrir les volets pour entendre tousser les oiseaux.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil

J’ai le plus profond respect pour le mépris que j’ai des hommes.

Fonds de tiroir / Éditions du Seuil 

ET 
les vidéos







samedi 30 novembre 2013

Commençons bien la semaine avec Tristan Bernard

Description de l'image  Tristan Bernard 1931.png.

Tristan Bernard, de son vrai nom Paul Bernard, né à Besançon le 7 septembre 1866 et mort à Parisle 7 décembre 1947, inhumé au cimetière de Passy, est un romancier et auteur dramatique français. Il est célèbre pour ses mots d'esprit. Il aurait inventé le jeu des petits chevaux.

Ses citations

  • À propos de l'invasion allemande pendant la Seconde Guerre mondiale :
    • « En 1914, on disait « on les aura », eh bien maintenant, on les a. »
    • « Comme c'est triste d'avoir si peu d'occupation dans un pays si occupé. »
    • « Tous les comptes sont bloqués, tous les Bloch (prononcer Bloc) sont comptés. »
    • À sa femme : « Jusqu'à présent nous vivions dans l'angoisse, désormais, nous vivrons dans l'espoir. »
  • À son départ pour le camp de déportation,
    • « - De quoi avez-vous besoin M. Tristan Bernard ? »
    • « - D'un cache-nez. »
  • « La mort, c'est la fin d'un monologue. »
  • « Il vaut mieux ne pas réfléchir du tout que de ne pas réfléchir assez. »
Tristan Bernard est également connu pour ses grilles de mots croisés, pleines d'esprit et de malice, comme cette définition par exemple : En 8 lettres : Vide les baignoires et remplit les lavabos - Entracte.
Et sa célèbre collaboration avec Corneille:

Pierre CORNEILLE (1606-1684)

A la Marquise

Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront,
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m'a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.

Cependant j'ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n'avoir pas trop d'alarmes
De ces ravages du temps.

Vous en avez qu'on adore;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.

Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu'il me plaira de vous.

Chez cette race nouvelle,
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurai dit.

Pensez-y, belle marquise.
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise
Quand il est fait comme moi.


complété ainsi par ses soins:

« Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant. »

Le tout fut mis en  musique par Brassens



Autres citations: 

Il faut écrire ses Mémoires avant de ne plus en avoir.

L'argent n'a pas d'odeur, mais à partir d'un million il commence à se faire sentir.

L'humanité qui devrait avoir six mille ans d'expérience retombe en enfance à chaque génération.

Il vaut mieux être plusieurs sur une bonne affaire que seul sur une mauvaise.

Dans la vie, il ne faut compter que sur soi... et encore pas beaucoup !

Pour être heureux avec les êtres, il ne faut leur demander que ce qu'ils peuvent donner.

Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, voilà tout !

L'homme n'est pas fait pour travailler et la preuve, c'est que ça le fatigue !

La vrai paresse, c'est de se lever à 6h du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire.

C'est un excellent entraînement intellectuel que d'avoir en soi-même une confiance exagérée.

Un homme qui n'aime pas ses semblables arrive à se faire entendre, jamais à se faire écouter.

Combien de gens ont raté leur affaire pour avoir préféré faire les malins au lieu de se contenter d'être simplement malins.

La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande pour être surmontée.

Les optimistes et les pessimistes ont un grand défaut qui leur est commun : ils ont peur de la vérité.



dimanche 24 novembre 2013

L'école forte!




En classe de C.P, la maîtresse demande aux élèves de citer un chanteur contemporain.

La petite Julie lève le doigt :

- Chantal Goya, Madame.

- Hmmm oui, c'est bien Julie. Un autre ?

- Francis Lalanne, Madame

- Non, j'ai dit chanteur. Un autre ?

- Demis Roussos, Madame dit la petite Nathalie,

- Bien, Nathalie. Encore un ?

Momo alors lève le doigt :

- M'dame, Nathalie elle a dit Demis Roussos, mais c'est pas bon.

- Pourquoi Momo, Demis Roussos est bien chanteur pourtant ?

- Oui, M'dame, mais vous avez dit un chanteur contemporain,

et Demis Roussos il est comptant pour deux !



"Tu peux obliger mon corps à aller à l'école, mais mon âme restera dehors, à courir au milieu des jets d'eau."

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Commençons bien la semaine avec Michel Audiard!



Et les répliques cultes des films tournés avec Lautner!


Les Tontons Flingueurs

- «Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.»

- «Moi, les dingues, j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle... Moi, quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile.»


- «Touche pas au grisbi, salope.»


Le Guignolo

- «Vous savez quelle différence, il y a entre un con et un voleur?»- «Non?»- «Un voleur, de temps en temps, ça se repose!»

Flic ou voyou

- «Je sais bien que t'as pas buté l'autre imbécile! Mais t'en a fait flinguer d'autres! Si on rajoute à ça le racket, la drogue, les putes, ça fait une jolie carrière quand même! Les vingt ans que tu vas prendre, c'est un peu la médaille du travail qu'on va te remettre.»

Mort d'un pourri

- «Beaucoup de politiciens, d'aimables clowns, quelques duchesses, pas mal de putes... La qualité française quoi!»

Le Pacha

- «Le jour où on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner.»
- «C'est visiblement un accident, un regrettable accident.»- «La mort de Louis XVI aussi.»
Ne nous fâchons pas

- «Écoute-moi bien, Léonard! Je suis un honnête commerçant, moi! Inscrit au registre! Exemplaire, et tout et tout! Je suis venu ici pour parler avec toi. Et puis, y a ce porte-flingue qui est rentré par la fenêtre et maintenant le voilà sur la descente de lit! Je te jure que ça m'ennuie! Ça m'ennuie vraiment, mais vraiment beaucoup! Je te garantis que ça m'ennuierait beaucoup plus s'il y en avait deux!»- «Parce que vous prévoyez une suite?»- «Oui! Toi, si tu continues à m'emmerder!»
Les Barbouzes

- «Citoyen de Genève, représentant des banques et dépositaire de la pensée neutraliste, voici Eusébio Caffarelli, dit +le Chanoine+, entomologiste et esprit distingué. Son mysticisme, à la fois très hostile au rationalisme de saint Thomas et à l'orthodoxie mécaniste de la scolastique, le pousse parfois à des actions brutales que sa conscience réprouve. Mais le meilleur des hommes ne saurait être parfait.


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dimanche 17 novembre 2013

Pour que l'école dure, amis donnez!

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Commençons bien la semaine avec les Frères Ennemis



LES FRÈRES ENNEMIS




Les Frères ennemis était un duo d'humoristes en vogue dans les années 1960-1970 en France. Il était composé de :
  • Teddy Vrignault (le chevelu), humoriste et acteur français, né le 22 novembre 1928 à Paris. Disparu sans laisser de traces le 1er novembre 1984, il a été déclaré décédé le 1er novembre 2004.
  • André Gaillard (le chauve), humoriste et acteur français, né le 19 décembre 1927 à Paris.

André Gaillard travaille un temps comme maquettiste publicitaire. Le voisinage avec les music-halls et théâtres de la rue de la Gaîté (le Casino Montparnasse, Théâtre de la Gaîté et Bobino) lui donne envie de faire du spectacle.

Lors de son service militaire, il rencontre Teddy Vrignault, avec lequel il monte un numéro. À la fin de leur service, les deux hommes se perdent de vue. André Gaillard retombera par hasard aux Champs-Élysées sur Teddy Vrignault qui distribue, torse nu, des prospectus pour un western (Les Tuniques rouges de Lesley Selander). Teddy et André suivent alors ensemble des cours de théâtre.

Ils mettent ensuite au point une série de sketchs de leur composition, Le doigt de Dieu, et chantent des chansons des années 1900. Le 24 octobre 1953, première apparition des Frères Ennemis dans un cabaret de Saint-Germain-des-Prés. Peu à peu, ils imposent ces personnages truculents, as de la repartie, du coq-à-l'âne et de la joute verbale absurde.

La notoriété venant, on les verra dans de nombreux cabarets, au théâtre (ils accompagneront ainsi le Mime Marceau, de 1954 à 1959), à la télévision, et au cinéma, notamment dans Elle court, elle court, la banlieue et plusieurs films de Jean Yanne.

Le 1er novembre 1984, Teddy Vrignault disparaît sans laisser de traces. Très déstabilisé par la disparition de son alter ego (il tentera sans succès de le retrouver en faisant appel à la télévision), André Gaillard poursuit néanmoins sa carrière au théâtre et au cinéma. Il écrit aussi des nouvelles. Les deux filles d'André Gaillard Sylvia et Valérie Gaillard ont monté un duo les sœurs z'ennemis qui s'inspire des Frères ennemis.



Citations


Si Madame de Sévigné avait pris le métro, elle aurait peut-être raté sa correspondance.


Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas de danger, n'avertissez personne car cela doublerait le nombre des victimes.

Il était tellement sale que même ses puces avaient des poux.

— Allo Iseult ? Ici Tristan, je t'invite à prendre un café. Tu veux un express ? — Non, un philtre.

— Allo Daphnis ? C'est Chloé. — Et ça tient ?

— Allo Gulliver ? Ici Lilliput. — Bonjour madame !

— Allo maman ? Ici Jésus. — Non ! — Mais si !

— Abraham naquit dans la ville d'Ur célèbre pour ses œufs. — ? — Et bien oui, les œufs d'Ur !

Il vaut mieux arriver en retard et rater son train que d'arriver en avance et monter dans un autre !

Jeanne d'Arc brûlait de désir de sauver la France. Son rêve se réalisa : elle brûla.

Jeanne Hachette était dépensière, et avait fondé une librairie dénommée Gallimard.

Saint Louis adorait faire la grasse matinée, c'est pour ça que c'était un homme très pieu.

Les Francs n'avaient pas de devise.

Quelle est la différence entre une montagne et une chemise? - Les montagnes n'ont pas de manches.




VIDEOS






dimanche 10 novembre 2013

Cé pa ganié!

Commençons bien la semaine avec Antoine De Caunes

Description de cette image, également commentée ci-après

voir sa biographie

Citations:

Généralement quand les connards volent bas, c'est que ça ne vole pas haut!

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Zorro incarne des valeurs essentielles que j'essaie de transmettre à mon petit Louis.

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A cheval sur deux générations, j'observe avec amusement-et parfois consternation-que la tendance s'est littéralement inversée entre la mienne et celle qui a suivi. Nos pères détestaient le rock-ce qui nous donnait une raison supplémentaire pour l'aimer-tandis que nos fils l'adorent. Pour la première fois depuis longtemps, et je laisse le soin aux spécialistes de dater ça au carbone 14, nous aimons la même musique. Est-ce une bonne nouvelle, ou au contraire le signe que c'est la fin des haricots ?

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La liberté de l'artiste ne consiste pas à suivre le public une fois que celui-ci a porté son dévolu sur lui, mais de suivre plutôt sa route au risque que le public, lui, ne le suive pas.

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PAUL McCARTNEY : Vous vous rendez au Palais [Buckingham], et Sa Majesté vous y attend. La reine d'Angleterre, mon petit bonhomme, comme je vous le dis. Vous vous agenouillez, elle attrape cette grosse épée, et là, il faut lui faire une confiance aveugle. Tout peut arriver. Elle peut très bien vous avouer brutalement qu'elle ne vous a jamais aimé, et vous décapiter en invoquant la maladresse. Elle ne l'a pas fait. Elle soulève l'épée, la pose sur vous et vous déclare Sir Paul.

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Ses facéties avec son compère Garcia sur Canal+











dimanche 3 novembre 2013

De plus en plus vrai!

Commençons bien la semaine avec Alphonse Allais

Description de cette image, également commentée ci-après

1854-1905

Poète autant qu'humoriste, Alphonse Allais a cultivé entre autres le poème holorime, c'est-à-dire constitué de vers entièrement homophones. Exemples :
« Par les bois du djinn où s'entasse de l'effroi,
Parle et bois du gin, ou cent tasses de lait froid. »
ou encore :
« Alphonse Allais de l'âme erre et se f... à l'eau.
Ah ! l'fond salé de la mer ! Hé ! Ce fou ! Hallo. »
Il sait à l'occasion pratiquer des effets déceptifs, tel celui du vers suivant :
« Ah ! Vois au pont du Loing : de là vogue en mer Dante.
Hâve oiseau pondu loin de la vogue ennuyeuse. »
suivi du commentaire de bas de page :
« La rime n'est pas très riche, mais j'aime mieux cela que de sombrer dans la trivialité. »
L'effet déceptif peut s'étendre à la dimension d'une nouvelle entière, comme l'a montré Umberto Eco dans son étude Lector in fabula, qui analyse la nouvelle d'Allais intitulée Un drame bien parisien.
Son art de « tirer à la ligne » était proverbial. Il est vrai qu'il faisait même cela avec esprit : « … On étouffe ici ! Permettez que j’ouvre une parenthèse. »
Quelques personnages reviennent de façon récurrente dans le monde d'Alphonse Allais. Le Captain Cap, de son vrai nom Albert Caperon, est un personnage qui a son franc-parler et affirme : « La bureaucratie, c'est comme les microbes : on ne parlemente pas avec les microbes. On les tue ! ». Son apparition est prétexte à fournir des recettes de cocktails.
Francisque Sarcey, critique théâtral du journal le Temps et personnification du « gros bon sens » bourgeois, est souvent cité dans les contextes les plus loufoques. La « victime » ne s'en formalisait pas, et se réjouissait même d'être imitée — Allais signait volontiers de son nom, ou de celui de Sarcisque Francey — par un écrivain aussi spirituel. Un autre auteur lui ayant emprunté le procédé, Allais tint à mettre les choses au point : « Deux personnes seulement à Paris ont le droit de signer Francisque Sarcey : moi-même d'abord, et Francisque Sarcey ensuite. » source