Tristan Bernard, de son vrai nom Paul Bernard, né à Besançon le 7 septembre 1866 et mort à Parisle 7 décembre 1947, inhumé au cimetière de Passy, est un romancier et auteur dramatique français. Il est célèbre pour ses mots d'esprit. Il aurait inventé le jeu des petits chevaux.
Ses citations
- À propos de l'invasion allemande pendant la Seconde Guerre mondiale :
- « En 1914, on disait « on les aura », eh bien maintenant, on les a. »
- « Comme c'est triste d'avoir si peu d'occupation dans un pays si occupé. »
- « Tous les comptes sont bloqués, tous les Bloch (prononcer Bloc) sont comptés. »
- À sa femme : « Jusqu'à présent nous vivions dans l'angoisse, désormais, nous vivrons dans l'espoir. »
- À son départ pour le camp de déportation,
- « - De quoi avez-vous besoin M. Tristan Bernard ? »
- « - D'un cache-nez. »
- « La mort, c'est la fin d'un monologue. »
- « Il vaut mieux ne pas réfléchir du tout que de ne pas réfléchir assez. »
Tristan Bernard est également connu pour ses grilles de mots croisés, pleines d'esprit et de malice, comme cette définition par exemple : En 8 lettres : Vide les baignoires et remplit les lavabos - Entracte.
Et sa célèbre collaboration avec Corneille:
Pierre CORNEILLE (1606-1684)
A la Marquise
Marquise, si mon visageA quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.
Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront,
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m'a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.
Cependant j'ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n'avoir pas trop d'alarmes
De ces ravages du temps.
Vous en avez qu'on adore;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.
Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu'il me plaira de vous.
Chez cette race nouvelle,
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurai dit.
Pensez-y, belle marquise.
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise
Quand il est fait comme moi.
complété ainsi par ses soins:
« Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant. »
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant. »
Le tout fut mis en musique par Brassens
Autres citations:
Il faut écrire ses Mémoires avant de ne plus en avoir.
L'argent n'a pas d'odeur, mais à partir d'un million il commence à se faire sentir.
L'humanité qui devrait avoir six mille ans d'expérience retombe en enfance à chaque génération.
Il vaut mieux être plusieurs sur une bonne affaire que seul sur une mauvaise.
Dans la vie, il ne faut compter que sur soi... et encore pas beaucoup !
Pour être heureux avec les êtres, il ne faut leur demander que ce qu'ils peuvent donner.
Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, voilà tout !
L'homme n'est pas fait pour travailler et la preuve, c'est que ça le fatigue !
La vrai paresse, c'est de se lever à 6h du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire.
C'est un excellent entraînement intellectuel que d'avoir en soi-même une confiance exagérée.
Un homme qui n'aime pas ses semblables arrive à se faire entendre, jamais à se faire écouter.
Combien de gens ont raté leur affaire pour avoir préféré faire les malins au lieu de se contenter d'être simplement malins.
La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande pour être surmontée.
Les optimistes et les pessimistes ont un grand défaut qui leur est commun : ils ont peur de la vérité.
